Iconoclaste
Emprunter la voix d’une icône pour enfin oser faire entendre la sienne.








Sa voix devient la mienne, me rendant plus fort, plus fier.
1989, Madonna sort Like a Prayer, son album le plus intime. J’ai 12 ans et les autres gamins du collège me rappellent chaque jour que je suis différent. Madonna est la lumière d’un phare dans une épaisse nuit de doutes et d’homophobie intériorisée.
Je collectionne son image découpée dans les journaux. Je passe des heures allongé sur la moquette de ma chambre à écouter sa musique. Je chante chacune de ses chansons. Jusqu’à ce que je trouve ma propre voix, mes mots, ma propre façon de briller.
Comme un prolongement à DRAG, j’ai appelé des copines drag-queens pour monter un show à la croisée de leur univers et du mien. Plutôt qu’un inventaire de tubes, nous mettons en scène un album entier : Like a Prayer, Express Yourself, Cherish, mais aussi Promise to Try, Oh Father et la noirceur de Till Death Do Us Part.
Playbacks, extraits traduits, voguing, fumées d’encens (à sa sortie, l’album sentait le patchouli) : un spectacle impressionniste, de la violence des LGBTphobies à la légèreté salvatrice des paillettes. Une façon de montrer comment un.e artiste drag reprend le pouvoir en devenant sa propre icône, sa propre divinité.
Mise en scène et dramaturgie Jérôme Batteux
Avec Andrea Liqueer (Mathieu Dufour), Bergamote Lips (Maguelone Caporale), Elips (Ely Méchain), Serge (Zacharie Brun) et Louis Corbières
Création chorégraphique Maguelone Caporale et Côme Tanguy
Avec la participation d’un groupe d’amateur•ices
Création lumières et régie Jean-Philippe Villaret
Costumes Vincent Dupeyron et Elips
Chargée de production Estelle Martinet
Contact diffusion

Un show drag émouvant et puissant. La scène drag, une fierté bordelaise !
J'ai découvert des chansons de Madonna et surtout fait attention à leur sens, très d'actualité et aux messages véhiculés pendant le spectacle. Vous n'avez pas menti en début de séance, on a ri et on a pleuré !
Juste INCROYABLE !
C'était magique, drôle et émouvant.
À chaque représentation, la compagnie propose à un groupe de 10 personnes des ateliers de playback et d’expression corporelle. La production des ateliers est ensuite intégrée au spectacle.
Performer un playback, c’est un peu comme jouer un texte de théâtre : mêmes ressorts, même implication, même énergie. Avec la musique et la voix de l’interprète, on est porté plus loin. À travers des exercices corporels de théâtre puis la pratique du playback sur des chansons choisies, on s’amuse à interpréter des états, des émotions, à jouer les stars, à sortir de soi.
Il n’y a pas une bonne façon de danser. Avec un artiste du projet, on n’apprend pas une chorégraphie : on découvre sa propre façon de danser, son corps, ses mouvements. Les participants rejoignent ensuite les interprètes sur scène pour compléter le tableau consacré à la communauté queer comme lieu d’expression de soi.
Avec l’équipe artistique, on assiste à une représentation, puis on échange sur ce que l’on a vécu et pensé : un premier contact avec les arts de la scène et un temps pour questionner le genre et la masculinité.
Coproduction
Compagnie des Petites Secousses et ville de Bordeaux.
Avec le soutien
du département de la Gironde, des Avant-Postes, du Girofard et de l’Union Saint-Bruno.
Compagnie des Petites Secousses
221 Avenue de Thouars
33400 Talence
Nouvelle-Aquitaine, Gironde, France
© 2026
Conception : lmnr